Communiqués

Face aux politiques xénophobes, unis et combatifs !

Le mois d'août restera dans les mémoires cette année, non comme un mois de vacances, mais comme une surenchère rarement atteinte de discours et de mesures gouvernementales plus xénophobes et sécuritaires les unes que les autres. Alors que ce même gouvernement, embourbé dans des scandales politico-financiers a bien montré une fois de plus l'alliance tacite entre la grande bourgeoisie et l'exécutif politique, contre-attaque dans son domaine de prédilection : le sécuritaire, histoire de relancer ses appels du pied à l'extrême-droite.

Lire la suite...
 

Communiqué suite aux dernières positions du gouvernement Sarkozy

Suite aux révoltes urbaines à Grenoble, la dernière semaine de juillet, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Isère pour introniser le préfet Le Douaron et mener sur place ce qu'il a qualifié de "guerre nationale" contre la délinquance. Cette annonce est le nouvel épisode de la guerre sociale que mène le patronat et l'ensemble de la bourgeoisie contre les classes populaires, classe à museler.

Le démantèlement rapide des campements illégaux et la multiplication des reconduites à la frontière de Roms, plus d'une quarantaine en deux semaines, reste dans la continuité du gouvernement de légaliser et banaliser une politique raciste de rafles et d'expulsions. Sur l'ensemble du territoire français, la police démantelé des campements « illégaux » dont leur seul tort est de se substituer au refus des municipalités d'accueillir les populations Roms dans des espaces normalement prévus par la loi.

Outre le fait que le gouvernement exacerbe à nouveau le racisme contre les minorités en surfant sur des arguments et une idéologie sécuritaire, cette annonce augure aussi de nouvelles attaques contre les enfants d'immigrés. En effet, Sarkozy a annoncé la possibilité d’étendre les peines plancher aux auteurs de violences. La nationalité française devrait pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait porté atteinte à un policier. Le chef de l’Etat ne fait alors que reprendre une idée évoquée dans le programme du Front National. En mettant en avant la "déchéance de nationalité" pour les français-e-s d'origine étrangère qui s'attaqueraient a un-e représentant-e des forces de l'ordre, l'état français, créant des lois d'exception, s'acharne a stigmatiser les français-e-s issu-e-s de l'immigration et les étranger-e-s résidant sur son sol.

Ainsi, en renforçant la précarité des immigrés, en multipliant les critères arbitraires pour obtenir des papiers et en créant des catégories d'immigrés, ce qui rend les droits des étrangers de plus en plus hétérogènes, le gouvernement soumet donc les étrangers aux exigences capitalistes en transformant l'immigration en un outil au service du patronat.

La bourgeoisie s'arme une nouvelle fois pour défendre ses intérêts de classe dominante en divisant notre camp par l'épouvantail sécuritaire et nationaliste. Et même si, dans cette annonce, l'ennemi intérieur prend la forme de l'immigré-e, il ne faut pas oublier qu'ils se manifestent aussi contre les syndicalistes et les travailleurs/euses en lutte, à travers un arsenal varié de mesures répressives.
Nous réaffirmons que c'est par l'unité populaire et la solidarité de classe dans la lutte que nous tiendrons en échec les attaques multiples des capitalistes et de leurs laquais gouvernementaux.

La Fédération Syndicale Etudiante soutiendra et relayera toutes les initiatives pour contrer les annonces et toutes les expulsions orchestrées par le gouvernement.


Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !
Contre la répression et le racisme, la solidarité est notre arme !

 

Augmentation du ticket du restaurant universitaire (RU) : une annonce anti-sociale de plus

Comme tous les ans, le ticket RU augmente, cette année, il passe de 2.90 euros à 3 euros. Alors qu'en 1981, il y avait une parité entre étudiant-e et État (c'est à dire que les étudiant-e-s et l'État payaient 50% chacun), maintenant les étudiant-e-s payent près de 60% du ticket!

Le rapport Lambert, qui n'est rien d'autre que la LRU (loi « d'autonomie » des Universités) des CROUS, a annoncé une privatisation rampante de l'aide sociale. Cela s'imbrique totalement dans la casse généralisée des service publics (EDF-GDF, la poste, l'Éducation...) menée par le gouvernement au service des classes dominantes. En effet tout ce qui n'est pas rentable n'a pas sa place dans un système capitaliste.

La FSE revendique un retour à la parité étudiant-e/État pour le prix du ticket RU. Nous nous battons contre le démantèlement des CROUS et de l'aide sociale et pour un réengagement financier massif de l'État dans tous les services publics. La FSE luttera au coté des personnel-le-s pour la titularisation de tous et toutes les salarié-e-s des CROUS.

 

CONTRE LA PRIVATISATION DES CROUS

TITULARISATION DE TOU-TE-S LES SALARIE-E-S DES CROUS

POUR LA JUSTICE SOCIALE!

 

Augmentation des frais d'inscription et frais d'inscriptions illégaux, une attaque de plus contre les étudiant-e-s.

 

Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a annoncé une nouvelle hausse des frais d'inscription à l'Université pour la rentrée 2010. Elle s'élève à 2,4%, passant de 171 à 174 euros pour la licence, de 231 à 237 euros pour le master et de 350 à 359 euros pour le doctorat. Ce qui, depuis 2001, porte l'augmentation à 31% pour la licence et à 73% pour le master.

Dans 28 universités, les étudiant-e-s doivent payer des frais d'inscription supplémentaires allant jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Ces frais sont mis en place sous des prétextes fallacieux tels que aide à l'insertion professionnelle, accès aux salles informatiques, frais de dossiers... Plusieurs universités ont été contraintes de renoncer à ces frais illégaux car ils ont été condamnés par des tribunaux administratifs.

Une fois de plus, ce sont les enfants issus des milieux les plus défavorisés qui sont les premiers concernés par ces attaques. Déjà qu'il est scandaleux de devoir payer pour étudier, ces frais ne font qu'augmenter ! Cela reflète clairement la politique menée par le gouvernement à la solde du patronat pour évincer les classes populaires de l'Université. La bourgeoisie n'a en effet pas besoin de former tou-tes les travailleur-euse-s à un niveau post-BAC.

La FSE revendique la suppression de tous les frais d'inscription, ainsi que l'accès à des moyens matériels (logement, nourriture, fourniture scolaire...) en-dessous de leur coût de production, afin que tou-te-s les étudiant-e-s puissent suivre les cours (rappelons que plus d'un-e étudiant-e sur deux est obligé-e de travailler pendant ses études).

 

Fac ouverte aux enfants des classes populaires

Pour une Université gratuite, publique et critique

Pour la justice sociale

 

 

Communiqué sur les attaques subies par la CGT à Général Motors

General Motors (GM), une nouvelle attaque

contre ceux/celles qui refuse la logique du capital.


 

La direction de GM propose une reprise de l'entreprise de Strasbourg par la maison mère américaine sous condition d'une baisse de 10% des coûts salariaux. 70% des salarié-e-s présent-e-s sur le site lors du référendum ont approuvé-e-s cette proposition. La FSE comprend la complexité, pour les travailleurs/euses, de faire un choix imposé par ce référendum, entre leur emploi et leur salaire. Qui plus est, les cadres ont participé-e-s alors que l'essentiel des propositions portent sur la production.

La FSE tient à affirmer son soutien aux 30% des salarié-e-s qui ont refusé cet accord et à la CGT qui refuse de le signer. La FSE dénonce les coups de pression dont sont victimes la CGT et ses délégué-e-s syndicaux. En effet, le 22 juillet, une trentaine de salarié-e-s, essentiellement des cadres envoyés par la direction, ont séquestré 8 délégué-e-s syndicaux de la CGT pour les obliger à signer l'accord, ce qu'ils/elles ont refusé de faire. De plus, l'IUMM, patronat de la métallurgie et le ministère du travail ont essayé de faire pression sur le secrétaire général de la métallurgie de la fédération de la CGT pour pousser les délégué-e-s syndicaux de la CGT à signer, ce qu'il a refusé.

Ces attaques sont à replacer dans le contexte national. Que se soit les Contis, Goodyear, E-dalkia, Ford, Molex... le patronat à l'aide des sbires à sa solde (gouvernement, syndicats d'accompagnement, milices privées...) utilisent toutes les méthodes à sa disposition, légales ou pas, pour accroître ses profits. La dernière: le chantage à la délocalisation , comme le rappelle le délégué syndical de la CGT Roland Robert: « le chantage de la direction. Malgré les accords et les sacrifices consentis par les salarié-e-s d’Opel à Anvers, la direction de GM a fait passer ce site belge de 5 000 salarié-e-s en 2007 à 2 300 aujourd’hui et l’usine va fermer ses portes à la fin de l’année. Les engagements n’ont pas été respectés à Anvers, ils ne le seront pas à Strasbourg. ».


La FSE dénonce toutes les attaques de la bourgeoisie envers l'ensemble des travailleurs/euses et soutient les salarié-e-s et les syndicats qui refusent de se soumettre à la logique du capital.

 

Étudiant-e-s, travailleurs/euses ,

un seul ennemi un seul combat!

 

La solidarité est notre arme !

 

Seule la lutte paie!

 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »
Page 1 sur 2

Dernières infos

Articles les plus populaires

Site

Copyleft 2010 Fédération Syndicale Étudiante - Lyon.

Site réalisé avec Joomla, un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.

Naviguer sur ce site, comme sur tout le reste du web, est plus beau, plus efficace et plus sûr en utilisant des logiciels libres.

FIREFOX - navigateur libre

Crédits photos :

JP-Ksiasek

Targazh