General Motors (GM), une nouvelle attaque
contre ceux/celles qui refuse la logique du capital.

La direction de GM propose une reprise de l'entreprise de Strasbourg par la maison mère américaine sous condition d'une baisse de 10% des coûts salariaux. 70% des salarié-e-s présent-e-s sur le site lors du référendum ont approuvé-e-s cette proposition. La FSE comprend la complexité, pour les travailleurs/euses, de faire un choix imposé par ce référendum, entre leur emploi et leur salaire. Qui plus est, les cadres ont participé-e-s alors que l'essentiel des propositions portent sur la production.
La FSE tient à affirmer son soutien aux 30% des salarié-e-s qui ont refusé cet accord et à la CGT qui refuse de le signer. La FSE dénonce les coups de pression dont sont victimes la CGT et ses délégué-e-s syndicaux. En effet, le 22 juillet, une trentaine de salarié-e-s, essentiellement des cadres envoyés par la direction, ont séquestré 8 délégué-e-s syndicaux de la CGT pour les obliger à signer l'accord, ce qu'ils/elles ont refusé de faire. De plus, l'IUMM, patronat de la métallurgie et le ministère du travail ont essayé de faire pression sur le secrétaire général de la métallurgie de la fédération de la CGT pour pousser les délégué-e-s syndicaux de la CGT à signer, ce qu'il a refusé.
Ces attaques sont à replacer dans le contexte national. Que se soit les Contis, Goodyear, E-dalkia, Ford, Molex... le patronat à l'aide des sbires à sa solde (gouvernement, syndicats d'accompagnement, milices privées...) utilisent toutes les méthodes à sa disposition, légales ou pas, pour accroître ses profits. La dernière: le chantage à la délocalisation , comme le rappelle le délégué syndical de la CGT Roland Robert: « le chantage de la direction. Malgré les accords et les sacrifices consentis par les salarié-e-s d’Opel à Anvers, la direction de GM a fait passer ce site belge de 5 000 salarié-e-s en 2007 à 2 300 aujourd’hui et l’usine va fermer ses portes à la fin de l’année. Les engagements n’ont pas été respectés à Anvers, ils ne le seront pas à Strasbourg. ».
La FSE dénonce toutes les attaques de la bourgeoisie envers l'ensemble des travailleurs/euses et soutient les salarié-e-s et les syndicats qui refusent de se soumettre à la logique du capital.
Étudiant-e-s, travailleurs/euses ,
un seul ennemi un seul combat!
La solidarité est notre arme !
Seule la lutte paie!