Le CA du 2 Juillet a abordé la question du changement de statut de la faculté de Science Po. La FSE lui a transmis ses revendications à ce sujet, mais, considérant que les enjeux ne concernent pas que les élus au CA et au CEVU, elle se fait le devoir de les transemettre à tous les étudiants.
La FSE, sans être opposée au projet de fusion de la faculté de Science Politique avec la faculté de Sociologie/Anthropologie, regrette le manque de transparence et de communication touchant à cette initiative. Pour l'heure, nous recommandons de reporter les discussions relatives à ce sujet à la rentrée universitaire, et d'engager un véritable dialogue avec les étudiants et les BIATOSS concernés afin qu'ils soient associées à la décision finale. Nous refusons de voter cette proposition dans l'immédiat sans pour autant rejeter son objet, et tenons à souligner la qualité de l'investissement et la cohérence du projet pédagogique dont ont fait preuve les enseignants de Science Politique.
En outre, nous portons les revendications suivantes :
→ Une embauche massive de personnels pour subvenir aux besoins du transfert
→ L'assurance de la sécurité de l'emploi pour les personnels administratifs actuellement en poste
→ Une meilleure gestion des locaux universitaires et la rénovation des structures existantes sur le campus de Bron
→ L'abolition de la restriction académique et des effectifs d'étudiants plus restreints par groupe de TD
→ La garantie que le campus de Bron ne soit pas réduit à concentrer des filières de pseudos « humanités » sans perspectives ni débouchées, créant de fait une dévaluation par rapport au campus des quais et amenant et amenant au fonctionnement à deux vitesse de l'université Lyon 2.
→ Nous resterons mobilisés quand à une constitution d'un Pôle Universitaire de Droit, qui rendrait envisageable un rattachement avec l'université Lyon 3. De fait, cette « rationalisation » des filières voulue par la LRU menace directement la pluralité et la liberté critique des enseignements, si ceux-ci venaient à être fusionnés dans un unique Pôle Universitaire.
Pour l'heure, n'ayant aucune garantie, ni aucune assurance du devenir de la filière Science Politique, et ce, sans aucune participation démocratique ni information préalable, nous décidons de repousser le vote de ce projet à la rentrée universitaire. D'autre part, nous regrettons vivement que ce genre de question qui entraine une véritable restructuration de filière ne se décide « à la sauvette » en plein mois de juillet.
La FSE s'engage à relayer les débats ayant trait cette question, et le cas échéant, à prendre les dispositions qui s'imposent si elle estime que les intérêts des étudiants et personnels sont menaçés.
D'autre part, la FSE regrette le changement opéré au niveau des chaînes d'inscriptions, qui auparavant étaient faites sur le campus même, et seulement partiellement informatisées. Elles permettaient de pouvoir prendre contact et recenser tout les cas d'inscription refusés, et de permettre une inscription a ceux qui étaient victimes de la sélection. Ce changement, remplacé par une pseudo semaine d'integration, laquelle se fait bien après les inscriptions, et l'écrémage fait par l'université, nuit grandement à l'efficacité du travail de la FSE, et ne constitue pas un hasard à notre sens, mais bien une volonté de limiter les possibilité de contact entre les primo-arrivants et les organisations qui facilitent leur entrée dans l'université.
La FSE continuera néanmoins son travail vers les nouveaux étudiants, malgré les embuches semées.